“Nouvelles recherches, nouvelles perspectives”

Horaires :

Les vendredis 26 février, 19 mars, 8 avril, 30 avril, 21 mai et 11 juin 2021, de 13h à 14h.

Lieu:

Visioconférence Zoom

(lien fourni après inscription)

Présentation

En ces temps compliqués de crise sanitaire liée au COVID-19, le collectif « Corps et prothèses » souhaite garder sa dynamique de recherche et faire perdurer les liens tissés au fil des années entre les différent.e.s chercheur.e.s, professionnel.le.s et personnes concernées par la thématique des prothèses. Dans cette optique et dans l’attente de futures journée d’études et colloques en présentiel, le collectif « Corps et prothèses » organise, lors du premier semestre 2021, le webinaire intitulé « Nouvelles recherches, nouvelles perspectives ».

Fidèle à la démarche qui anime le collectif de questionner les prothèses aux prismes de la diversité et de la pluridisciplinarité, ce webinaire a pour objectif de permettre, tout autant à de jeunes chercheur.e.s qu’à des chercheur.e.s plus confirmé.e.s, d’exposer leurs travaux de recherche sur les technologies prothétiques et les expériences singulières qui en découlent.


Déroulement

Ce webinaire s’articulera sur six séances en visioconférence qui se dérouleront sur plusieurs vendredis entre février et juin 2021. Dans un format court et resserré d’une durée d’1h (de 13h à 14h), chaque séance proposera un focus sur une recherche (en cours ou finalisée) où un.e chercheur.e sera invité.e à présenter en visioconférence ses travaux au public connecté, puis à les discuter lors d’un temps d’échanges et de questions/réponses.


Pour s’inscrire

La pré-inscription est obligatoire. Elle se fait en suivant ce lien.
Grâce à cette pré-inscription, nous pourrons vous envoyer par mail, quelques jours avant chaque séance, le lien qui vous permettra de vous inscrire à la séance à venir et le lien internet pour vous connecter à la visioconférence.


Informations complémentaires

Ce webinaire est ouvert à toutes et à tous les étudiant.e.s et chercheur.e.s universitaires, ingénieur.e.s, professionnel.le.s de santé, usager·e·s, personne·s militante·s et/ou association·s portant un intérêt à ces questionnements vis-à-vis des expériences singulières corps/technologie.

Hommage

Nous souhaitons dédier ce séminaire à la mémoire de notre collègue et amie Marina Maestrutti, membre du collectif corps et prothèses, disparue brutalement le 22 janvier 2021. Son implication, ses contributions sur l’imaginaire des techniques et ses réflexions sur les relations entre corps et technologies ont marqué l’histoire du collectif et continueront de nourrir nos travaux.


Programme


Vendredi 26 février 2021 à 13h

Multisensorialité et plasticités des représentations corporelles

Louise Kirsch (Sorbonne Université)
Louise Kirsch

Louise Kirsch a soutenu sa thèse de neurosciences cognitives à Bangor University au Pays de Galles en 2014. Sa thèse portait sur l’impact d’un apprentissage multisensoriel sur la perception d’autrui en mouvement. Elle a ensuite passé 3 ans de post-doctorat à University College London avec Katerina Fotopoulou : elle s’est alors particulièrement intéressée à l’étude du toucher affectif sous diverses facettes: comme une modalité permettant de communiquer des émotions à autrui mais aussi participant à la conscience de soi. Elle poursuit ses recherches au sein de l’ISIR depuis 2 ans en tant que post-doctorante. Louise Kirsch a conduit de nombreuses études sur la perception du toucher, en particulier affectif, elle est experte en psychologie expérimentale et s’intéresse particulièrement à la plasticité des représentations corporelles, élément essentiel pour l’intégration de prothèse de membre.

Revoir la séance 1

Pour aller plus loin:


Vendredi 19 mars 2021 à 13h

Faire corps : écriture de soi et faire-ensemble dans la fabrication DIY d’aides techniques au handicap

Amélie Téhel (Université Rennes 2)

Amélie Tehel est doctorante en sciences de l’information et de la communication au PREFICS-Université Rennes 2 (France). Ses travaux portent sur les relations entre corps et technologies et sur les pratiques Do It Yourself dans le champ de la santé. Elle prépare actuellement une thèse intitulée (Re)construire un corps hors-normes : perspective communicationnelle de la fabrication Do It Yourself de soi sous la direction de Jean-Luc Bouillon et Marie Bénéjean.

Revoir la séance 2

Pour aller plus loin:


Vendredi 9 avril 2021 à 13h

Approche socio anthropologique de l’intégration des sourds porteurs d’implants cochléaires : représentation sociale de la surdité et de l’implant chez les familles et attitudes des sourds implantés. Rapport à la corporéité prothétique et émergence d’un syncrétisme social

Malou Cesca (Université de Lorraine)

Malou Cesca est doctorante-contractuelle en sociologie, rattachée à l’Unité de recherche EA3478- 2l2S–Laboratoire Lorrain de sciences sociales. Sa recherche de doctorat dirigée par le Professeur Jean-Marie Seca (2l2s-Nancy) s’intitule « L’intégration sociale des porteurs d’implant cochléaire : pratiques, entourage, représentation sociale de la surdité ». Dans une approche socio-anthropologique, ce travail étudie l’intégration des porteurs d’implant(s) cochléaire(s) afin de comprendre la représentation sociale de la surdité et de l’implant chez les familles ainsi que l’attitude des sourds implantés. Il analyse les conséquences socioculturelles et identitaires de l’implantation cochléaire ainsi que l’expérience de vie des personnes implantées.

Revoir la séance 3

Vendredi 30 avril 2021 à 13h 

Quel type de réparation par l’implantation cochléaire et rétinienne ? De la fonctionnalité aux liens affectifs.

Helma Korzybska (Université Paris Nanterre)

Helma Korzybska prépare, depuis 2017, un doctorat en anthropologie sous la direction d’Emmanuel Grimaud (CNRS, LESC) à l’Université Paris Nanterre, Laboratoire d’Ethnologie et de Sociologie Comparative (LESC, UMR 7186). Au croisement de l’anthropologie des sens, des techniques et de la perception, ses travaux portent sur les expériences de personnes qui ont perdu l’audition ou la vision et qui ont recours à des prothèses sensorielles (implants cochléaires et implants rétiniens). Elle se concentre plus particulièrement sur le (ré)apprentissage de la perception à travers ces dispositifs, ainsi que sur les représentations corporelles qu’ils incarnent.

Revoir la séance 4


Vendredi 21 mai 2021 à 13h 

Le rôle des semelles connectées dans le processus de rééducation à la marche des personnes amputées du membre inférieur : travail de soin, appropriation et intégration de la prothèse.

Mathilde Apelle et Marco Saraceno (Université Paris 1 Panthéon Sorbonne, Université de Reims)

Mathilde Apelle, docteure en sociologie, membre du CRESPPA-GTM, post-doctorante au CETCOPRA – Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne. Mes différents travaux de recherche s’inscrivent dans les domaines de la sociologie du
travail et de la santé, de la sociologie de la connaissance médicale, de la sociologie du handicap et de la sociologie du corps. Dans le cadre de ma thèse, je me suis intéressée à un monde social déterminé, le monde de l’armée. De manière plus précise, j’ai étudié le travail de soin et de réhabilitation des blessés de guerre, plus largement, des blessés militaires. Actuellement, je suis chercheuse post-doctorante au CETCOPRA – Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne dans le cadre du projet de recherche ASCAR portant sur l’introduction des semelles connectées (intermédiaire technique) dans le rapport entre le patient, son corps et le thérapeute dans le processus de rééducation à la marche des personnes amputées du membre inférieur.

Maître de conférence en sociologie à l’Université Reims Champagne-Ardenne et chercheur au laboratoire Performance, santé, métrologie, société (PSMS), Marco Saraceno développe ses travaux dans la perspective d’une socio-histoire de la mesure du corps en activité. Entre histoire des sciences et des techniques et sociologie du corps et de l’activité, il s’est notamment intéressé aux techniques de mesure de l’effort physique et à leur rôle dans le débat social et épistémologique sur la valeur de l’activité humaine. Il est l’auteur aux éditions Octarès de l’ouvrage Pourquoi les hommes se fatiguent-ils ? Une histoire des sciences du travail (1890-1920) paru en 2018.


Vendredi 11 juin 2021 à 13h 

Amélioration du parcours d’appropriation des dispositifs prothétiques chez les personnes amputées du membre inférieur ou supérieur

Paul-Fabien Groud et Valentine Gourinat (Université Claude Bernard Lyon 1)

Paul‑Fabien Groud est Docteur en anthropologie et post-doctorant au sein du programme de recherche APADIP (Amélioration du Parcours d’Appropriation des DIspositifs Prothétiques). Il fait également partie du collectif « Corps et prothèses » et du programme de recherche EXPAIRs. Rattaché au laboratoire S2HEP (EA 4148 – Université Claude Bernard Lyon 1), ses travaux de recherche portent sur le corps amputé, l’appareillage prothétique, les situations de handicap, l’accompagnement et le soutien par les par les pairs et l’anthropologie audiovisuelle.

Valentine Gourinat est docteure en sciences de l’information et de la communication et en sciences de la vie. Elle est actuellement chercheuse post-doctorante au sein du Laboratoire S2HEP, Université Claude Bernard Lyon 1, dans le cadre du programme de recherche APADiP(Amélioration du Parcours d’Appropriation des Dispositifs prothétiques). Après avoir mené des recherches sur les représentations et discours collectifs existant autour des dispositifs prothétiques et leurs conséquences au sein des parcours de vie des personnes amputées appareillées, ses travaux se tournent désormais plus spécifiquement sur la question de l’appropriation des prothèses par les personnes amputées, et tout particulièrement sur les déceptions et difficultés qui peuvent être rencontrées dans l’usage de la prothèse au quotidien.